Propos du corps médical

L’annonce du décès d’un patient à sa famille est toujours un épisode difficile pour un médecin réanimateur. C’est souvent synonyme d’échec.

Quand le malade est jeune, quand le décès est brutal (accident de moto par exemple), la douleur des familles peut parfois se traduire par une agressivité à l’égard de l’équipe soignante.

En cas de prélèvement   d’organes envisagé, l’entretien avec la famille va rechercher la position du défunt vis à vis du don d’organes. Avait-il clairement exprimé son refus de faire don de ses organes à sa mort ? Ce sont les termes de la loi.

Bien souvent encore, les volontés du défunt ne sont pas connues. Souvent, il n’en avait jamais parlé !

Parler de la mort à 20 ans… Le dialogue est alors difficile, le désarroi se rajoute à la douleur, la décision est impossible à prendre.

Alors, trop souvent, le prélèvement   n’a pas lieu…

Pourtant, la loi donne la possibilité de clairement afficher notre position vis à vis du don d’organes : par le registre   des refus ou par l’expression claire de ses volontés au près de sa famille ou de ses amis.


Articles publiés dans cette rubrique

dimanche 7 mars 2010
par  Pierre PETITGAS, Yolande BERTRAND-LABORDE

Quand il faut parler du don d’organes juste après l’annonce de la mort

Je suis Anesthésiste Réanimateur et je travaille dans un centre hospitalier qui réalise des prélèvements d’organes.
C’est l’une des situations les plus difficiles psychologiquement que d’annoncer à une famille la mort de l’un des siens et successivement lui « parler » du don de ses organes.
Quels que (...)

mardi 9 mars 2010
par  Pierre PETITGAS, Yolande BERTRAND-LABORDE

Nécessité d’exprimer sa position dans le calme avant un drame

L’approche de l’entourage d’un patient en état de mort encéphalique, est extrêmement sensible puisque le contexte de cette mort est toujours d’origine violente, considérée comme particulièrement injuste dans le cas de certains accidents de la voie publique.
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mercredi 10 mars 2010
par  Pierre PETITGAS, Yolande BERTRAND-LABORDE

La mort reste encore un sujet tabou en France

La mort reste un sujet « tabou » en France. Sujet encore difficile à aborder avec ses proches et/ou sa famille, car cela dérange.
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En effet, la mort encéphalique (1 % des décès) (...)

samedi 6 mars 2010
par  Pierre PETITGAS

Ne pas infliger un second traumatisme

Anesthésiste réanimateur, j’ai longtemps eu à annoncer à des familles le décès d’un proche aimé, jeune ou moins jeune, mort, le plus souvent, à la suite d’un traumatisme ou d’un accident vasculaire cérébral.
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