Sur les 264 donneurs correspondant aux critères d’inclusion, 124 ont été randomisés dans le groupe dopamine (4 µg/minute/kg) et 140 dans le groupe contrôle.
Il est apparu clairement que la survie à 3 ans était meilleure dans le groupe dopamine (87 % versus 67,8 % ; p : 0,03).
Une hémodialyse s’est avérée moins fréquemment nécessaire chez les transplantés dont les donneurs avaient reçu de la dopamine (21,7 % versus 40,4 % ; p : 0,05).
Il a été montré dans les analyses de régressions multiples que, concernant la nécessité d’une hémodialyse post transplantation , l’administration de dopamine au donneur avait un effet protecteur (odds ratio [OD] 0,38 ; intervalle de confiance à 95 % [IC] : 0,15-0,97 ; p : 0,04) mais que l’insuffisance rénale du donneur était de mauvais pronostic (OR : 3,03 ; IC : 1.12-8.19 ; p : 0.03).
Les taux de défaillance cardiaque ou de signes histologiques de rejet aigu à la biopsie n’ont pas été significativement différents entre les deux groupes. Il n’en demeure pas moins que la « défaillance » du ventricule gauche après la transplantation (évaluée à l’échographie) ou la nécessité d’une hémodialyse étaient deux puissants marqueurs de risque de décès (hazard ratio [HR] : 4,95 ; IC : 2,08-11,79 et HR : 2, 83 ; IC : 1, 2-6,69 ; respectivement).
Après de multiples ajustements, il semble que l’administration de dopamine chez un sujet donneur en état de mort cérébrale réduise des deux tiers la mortalité des receveurs de greffe cardiaque à 3 ans (HR : 0,33 ; IC : 0,12-0,89 ; p : 0,03).
A confirmer.

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