Propos du corps médical

L’annonce du décès d’un patient à sa famille est toujours un épisode difficile pour un médecin réanimateur. C’est souvent synonyme d’échec.
Quand le malade est jeune, quand le décès est brutal (accident de moto par exemple), la douleur des familles peut parfois se traduire par une agressivité à l’égard de l’équipe soignante.
En cas de prélèvement d’organes envisagé, l’entretien avec la famille va rechercher la position du défunt vis à vis du don d’organes. Avait-il clairement exprimé son refus de faire don de ses organes à sa mort ? Ce sont les termes de la loi.
Bien souvent encore, les volontés du défunt ne sont pas connues. Souvent, il n’en avait jamais parlé !
Parler de la mort à 20 ans… Le dialogue est alors difficile, le désarroi se rajoute à la douleur, la décision est impossible à prendre.
Alors, trop souvent, le prélèvement n’a pas lieu…
Pourtant, la loi donne la possibilité de clairement afficher notre position vis à vis du don d’organes : par le registre des refus ou par l’expression claire de ses volontés au près de sa famille ou de ses amis.
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