Quand il faut parler du don d’organes juste après l’annonce de la mort

dimanche 7 mars 2010
par  Pierre PETITGAS, Yolande BERTRAND-LABORDE
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Je suis Anesthésiste Réanimateur et je travaille dans un centre hospitalier qui réalise des prélèvements d’organes.

C’est l’une des situations les plus difficiles psychologiquement que d’annoncer à une famille la mort de l’un des siens et successivement lui « parler » du don de ses organes.

Quels que soient les termes employés et la progressivité du message, le traumatisme affectif peut s’associer à des réactions très négatives et hostiles vis à vis du médecin : a-t-il tout fait pour sauver le patient ? Celui-ci est-il réellement mort ?

Souvent dans l’ignorance du souhait du défunt, la famille préfère refuser le prélèvement  .

Parfois certains membres sont pour, d’autres sont contre et la décision finale dépendra du dialogue qui s’instaurera entre eux.

La décision d’être donneur ne doit plus être laissée à une famille traumatisée ; elle doit être prise sereinement par chacun d’entre nous et soit exprimée clairement à nos proches, soit, comme nous la loi nous en laisse la possibilité d’inscrire notre refus sur le registre   national automatisé.


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