Aux Etats-Unis, Facebook à la recherche d’un greffon

mercredi 28 juillet 2010
par  Yolande BERTRAND-LABORDE
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Certains le redoutaient, d’autres l’espéraient...

Facebook dépasse son rôle de réseau social et devient un moyen de trouver un rein. Pour le moment, ce phénomène reste circonscrit aux Etats-Unis et les diverses législations et pratiques européennes ne permettraient pas de concrétiser ce type de don et greffe  . La France en particulier encadre très rigoureusement le don du vivant  .

Mais les dons altruistes ou les dons croisés   ne vont-ils pas ouvrir une brèche ?

Fox News rapporte le cas de personnes qui ont trouvé un donneur de rein via le réseau social Internet Facebook.

Sarah Taylor, une américaine de 53 ans, souffrant d’insuffisance rénale depuis 8 ans avait le besoin urgent d’un rein. Une nuit, elle a décidé de poster un message sur Facebook : "j’ai dit ’si quelqu’un est intéressé de devenir donneur pour moi pour une greffe   de rein, vous devez avoir entre 18 et 64 ans, ne pas être obèse, ne pas avoir d’hypertension ni être diabétique. [...] s’il vous plaît, appelez Allegheny General à Pittsburgh".

A sa surprise, elle a reçu 197 réponses à travers le pays, et une d’Australie. Sarah Steelman, une amie de lycée et ancienne représentante de Pennsylvanie, a vu son message sur Facebook et a décidé de donner un rein.


Carlos Sanchez, 44 ans, a lui aussi trouvé un donneur sur Facebook il y a trois mois, en avril 2010. Il a précisé sur son profil qu’aucun membre de sa famille, touchée par le diabète, ne pouvait lui donner un rein et il a appelé toute personne intéressée pour le don d’un rein à le contacter. Deux minutes plus tard, il avait trouvé un donneur.

Pour John Burge de l’Iowa, la réponse n’est pas arrivée si vite bien qu’il ait créé une page Facebook spécialement pour cela. N’obtenant pas de réponse, son fils et sa fille ont repris son message sur leur profil. Son fils Matthew avait une réponse 15 minutes plus tard. 
"Maintenant, nous essayons de faire prendre conscience que vous pouvez être un donneur vivant et être en bonne santé" dit Sanchez, ajoutant être heureux que ce réseau soit utilisé pour cela "parce qu’on est habitué à entendre beaucoup de mauvaises choses sur les réseaux sociaux. C’est étonnant". 


Le Dr. Ngoc Thai, directeur des greffes abdominales à l’Allegheny General Hospital Center affirme que ce réseau est "un super moyen pour rassembler les gens. [...] Et ceci est un de ses avantages positifs. Je pense vraiment qu’une communication plus grande amènera d’autres histoires comme celles-ci".


Source : Fox News (Brian Donnelly) 21/07/10

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